Le Kyokushinkaï

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Le Kyokushin...quid?
Les techniques
Les Katas
Les grades
Le dojo-kun
Signification de Osu




Sosaï Masutatsu Oyama
Le kyokushin (極真) ou kyokushinkai (極真会) est un style de karaté, fondé par Maître Masutatsu Oyama (大山倍達), de son véritable nom Choi Yeoung-eui. Le premier dojo kyokushinkai est créé dans un quartier de Tokyo en 1953. C'est Shihan Bobby Lowe qui exporte pour la première fois le kyokushinkai en dehors du Japon, avec l'ouverture d'un dojo à Hawaii. 1964 voit l'ouverture du premier honbu dojo, et c'est en fait seulement à cette date que Maître Oyama donne à son style le nom de kyokushinkai. Kyokushinkai signifie en japonais « école de la vérité ultime ». Développé par Masutatsu Oyama, à partir des techniques du karaté japonais, le kyokushin est un karaté de full-contact, qui met l'accent sur l'efficacité en combat réel. La légende veut qu'Oyama ait, à l'occasion de démonstrations, combattu et mis à mort des taureaux, sans arme ni protection.
Dans cette école, les étudiants aussi bien que l'enseignant prennent part aux combats. À la différence des autres styles de karaté, le kyokushin, en règle général, n'autorise pas le port d'une protection lors des combats. Les coups sont portés avec une force maximale. Il n'est pas permis de frapper avec les mains dans la tête de l'adversaire, en revanche les coups de pied et de genou sont permis et certains sont d'une grande puissance (par exemple kagate ou hiza geri).
Les combats (kumite) seniors se déroule aux K.O. sans protections et des épreuves de « casse » départagent les match-nuls. Pour les enfants, les juniors et les femmes, des protections adéquates sont obligatoires.
Des compétitions régionales, nationales et européennes sont organisées tout au long de l'année dans les deux disciplines que sont les compétitions kumite et kata.
Le symbole du kyokushinkai est le kankū, dont les origines proviennent du kata Kanku . Kankū se traduit littéralement par « Contempler le ciel ». Ce kata commence en levant les mains ouvertes avec les pouces et les index qui se touchent. L'attention est alors dirigée vers le centre des mains, afin d'unifier l'esprit et le corps. Les pointes du kanku représentent les doigts et signifient la finalité. La partie épaisse représente l'espace entre les mains et signifie l'infini, la profondeur. Les cercles intérieurs et extérieurs signifient la continuité et le mouvement circulaire.
Au Japon, puis à travers le monde, Masutatsu Oyama a su faire connaître le kyokushin avec la parution du livre Vital Karate, puis d'une véritable encyclopédie de trois ouvrages : What is Karate, This is Karate et Advanced Karate, où les différents aspects du travail du kyokushin sont analysés et détaillés.
Pour les plus endurcis de ses karatékas, Maître Oyama a établi une épreuve que chacun peut présenter quand il le désire - Hyaku Nin Kumité - l'épreuve des cent combats.
La calligraphie japonaise du mot kyokushinkai est reproduite sur le dogi des membres de ce style de karaté dans le monde entier. Ces caractères ont été originellement peints par Haramotoki Sensei, grand maître de calligraphie et ami de Sosai Oyama.
Le Kyokushin a donné naissance de plus de vingt styles de combats. Parmi les plus connus l'on peut citer le Kick Boxing (après le défi des maîtres du Muay Thai et le départ d'un des élèves d'Oyama), et le Daido Juku (créé par un autre élève d'Oyama).


Masutatsu OYAMA


Masutatsu OYAMA naît le 27 juillet 1923 à Yong I-CHOI,  village situé près de Gunsan en Corée du sud. Il n'y reste que deux ans car en 1925 il est envoyé chez sa soeur en Mandchourie. Son nom d’enfant était Young –Li. A l’âge de 9 ans il commence l’étude du Kempo du sud de la chine et  2 ans lui suffisent pour obtenir son premier DAN. Le nom du Maître qui lui enseigna le Kempo était Mr YI qui signifie : « grande montagne). Les années passent; il a alors 13 ans lorsqu'il revient à Séoul (Corée) afin de rentrer à l'école primaire. Durant cette période il étudiera l’art martial Coréen connu sous les noms de Taiken ou Chabi.
Nous sommes en 1938 lorsqu'il part au japon étudier à l'institut d'aviation Yamanachi Youth. C’est à ce moment qu’il prend un nom de consonance Japonaise : Oyama. Parallèlement,  il étudie le karaté  sous la direction de Gichin  Funakochi l'un des trois maîtres qui introduisirent le karaté au japon. A 17 ans, il entre à l'université Takushoki où il obtient le 2ème dan karaté. Il obtiendra son 4ème dan à 20 ans.
En 1943 débute son intérêt pour le judo, et après 4 ans d’entraînement il obtient son 4ème dan A cette même époque, Mas OYAMA entre au BUTOKUKAI, lien d’entraînement de l’académie militaire de l’armée impériale japonaise. Le BUTOKUKAI était spécialisé dans la lutte anti guérilla, l’espionnage et le combat au corps à corps. M. OYAMA y restera 2 ans, jusqu’à la fin de la IIe  guerre mondiale. Il décide alors de continuer son entraînement sous lka direction du Maître So Nei Chu, également coréen et originaire de la même province qu’OYAMA. C’était un expert en GOJU et élève de Chijun Miyagi le fondateur du KARATE GOJU.

1945:
création à TOKYO d'une institution de recherche sur le KARATE DO, mais 6 mois plus tard cette institution est fermée. Cette même année, il est volontaire dans les corps spéciaux de l'armée japonaise.
1946:
Mas OYAMA entre au département d'éducation physique de l'université de WASEDA; il y rencontre deux écrivains japonais célèbres, Eiji YOSHIKAWA (l’auteur de la nouvelle de Musashi) et Shiro OZAKI, tous deux spécialistes de la saga des anciens samouraïs. Cette même année, il part sur le mont MINOBU dans la préfecture de Chiba afin de perfectionner son KARATE, expérience qu'il renouvellera par la suite.
1947: il participe au premier tournoi organisé au japon (depuis la dernière guerre), tournoi qui a lieu au gymnase MARUYAMA et dont il sort vainqueur.

1948:
C'est l'année la plus importante car c'est à cette époque que, sur les conseils de So Nei Chu, expert de Gojû Ryu et désirant rester le plus proche possible de l'aspect martial du KARATE, il décide de consacrer sa vie au KARATE et de partir seul dans les massifs montagneux dénommés KI YOSUMI (également situés dans la préfecture de Chiba) ; ceci afin de perfectionner ses techniques et de trouver sa propre voie en KARATE, avec toute la rigueur que cela sous-entend;  il y restera 18 mois avec un entraînement journalier de 12h.
Un de ses élèves relève le défi et l'accompagne dans sa solitude. Ils ont pour seul contact M Kayama qui les ravitaille régulièrement. Il s'impose une discipline de fer et un entraînement rigoureux. Il puise dans les formes anciennes coréennes le travail des coups de pieds auxquels il ajoute les balayages et les attaques dans les jambes. Le Gojû Ryu lui inspire les techniques de poing et le travail respiratoire. Il tire du Shotokan les principes de base du mouvement linéaire et y ajoute pour les gradés les formes circulaires du Taikiken de Maître Kenichi Sawai. Yashiro "craque" au bout de 6 mois, et son mécène doit lui aussi l'abandonner au bout de 14 mois, l'obligeant ainsi à mettre un terme à cette épreuve. 
Deux ans plus tard et afin de tester les connaissances et impressions acquises lors de ce long séjour en solitaire dans les montagnes, il livre combat contre 52 buffles; 3 d'entre eux meurent  instantanément, 48 sont décornés;  le 52ème l’encornera et le blessera. C’est l'intervention de la société japonaise de protection des animaux qui empêche Mas OYAMA de continuer ce type de combat : homme contre animal. 
Il est alors célèbre à travers tout le japon. Un jour, où il devait combattre un buffle dans un petit village de pêcheurs, beaucoup de reporters et journalistes s’étaient rassemblés pour l’occasion, la pluie vint à tomber, rendant impossible (pour le public bien sûr  ) cette rencontre que l'ensemble de la presse appelait déjà le duel du siècle". Après l'annonce du report de cette rencontre au lendemain, un journaliste lui lança la plaisanterie suivante : << He bien, OYAMA, un jour de plus à vivre hein!>> sans doute aurait-il mal réagit s'il n'avait reçu quelques instants plus tôt un télégramme de sa fille lui souhaitant bonne chance.
Le jour suivant, il faisait beau, les spectateurs sur la plage étaient tellement excités qu'il fallut la présence d'une vingtaine de policiers pour maintenir l'ordre. Un solide buffle de 5 ans fut amené, solide dans le sens où il devait peser 450 kilos avec des cornes de 10 cms à la base, le combat était filmé. Après un signe du cinéaste responsable il s'approcha du buffle, ce1ui-ci broutait paisible , mais lorsqu'il vit arriver Mas OYAMA il baissa la tête et le chargea ... il lui fallut 30 minutes pour en venir à bout.
Il désira même combattre contre un ours, cela aurait du se passer à AINU près d'HOKKAIDO mais comme il le dit lui même: "de mauvaises conditions financières me privèrent de cette chance; Le cours du kilo d'ours devant être d’un prix élevé !"
1951:
Il enseigne le KARATE aux troupes américaines stationnées au Japon dans les camps de ZAMA, FUCHU, TACHIKAWA, YOKOHAMA, YOKOTA YOKOSUKA et TOKOROZAWA.
1952: une organisation de KARATE de CHICAGO invite Mas OYAMA aux U S A et, durant 11 mois il y effectue 32 démonstrations, enseigne dans divers états et participe à 7 combats contre des boxeurs et des lutteurs, (combats dont il sort chaque fois vainqueur).
1953: il effectue un nouveau voyage aux Etats Unis et devient populaire en arrachant les cornes des buffles (à l’époque, ce combat effectué à CHICAGO marquera beaucoup les médias).
1954:
Mas OYAMA, après son périple aux Etats Unis, il retourne au Japon où, après 3 mois d'entraînement, il ouvre son premier DOJO à TOKYO; Les instructeurs étaient K. MIZUSHIMA et E. YASUDA. Une année passe, il retourne de nouveau aux U S A et voyage également en Amérique du sud ainsi qu'en Europe où il effectue de nombreux combats; Toutefois, quelques critiques négatives provenant d'un club d'amis des animaux lors d'un combat contre un buffle (toujours à CHICAGO !) entachent quelque peu ce voyage.

1956:
  Mas OYAMA part dans le sud-est asiatique ceci afin d'étudier sur place les différents styles de combats de ces régions; ces études une fois effectuées, il revient à Okinawa où il fonde un petit DOJO près de l'université de RYOKYO, DOJO où enseigneront K. MIZUSHIMA, E. YASUDA, M. ISHIBASHI et T.  MINAMIMOTO. C'est la naissance du KYOKUSHINKAI KAN (maison de la recherche de la vérité) basé sur le principe suivant:  1000 jours d'entraînement pour sortir du noviciat. 10000 jours d'entraînement pour entrevoir de manière fugitive les mystères du KARATE.

De nouveau en voyage en Europe, aux Etats Unis puis au Mexique, pays où il est légèrement blessé lors d'un combat contre un buffle. La blessure occasionnée par la corne de ce dernier nécessite 6 mois d’hospitalisation.
Le livre "WHAT IS KARATE ?" (Qu'est-ce que le KARATE?) manuel qui fera référence et qui sera la bible du KARATE est publié en 1958; C'est le premier "best seller" des livres japonais concernant le KARATE. Cette même année, Mas OYAMA est invité aux Etats Unis par le FBI (Federal Bureau of Investigation) ainsi que par la célèbre école militaire américaine de WESTPOINT afin d'y enseigner son art.
Le premier tournoi d'Hawai a lieu en 1959 et Mas OYAMA y assiste en tant que juge principal. Il y effectue une brillante démonstration qui restera dans les annales. Son DOJO japonais organise la même année le premier entraînement d'été. A noter durant cette même période des déplacements en Europe et aux Etats unis.

1960:
- Nouveaux voyages de Mas OYAMA en Europe et Etats Unis, et organisation du 2ème tournoi d'Hawai.

1961:
 - Ouvertures des DOJOS de SAN FRANCISCO et de LOS ANGELES, et organisation du 3ème tournoi d'Hawai.
- Le premier tournoi 'open' nord américain a lieu au MADISON SQUARE GARDEN de NEW YORK et Mas OYAMA y assiste en tant que principal juge.

1962:
- Mas OYAMA effectue de nouveaux voyages en Europe et aux Etats Unis afin d'étudier les différentes méthodes de combat des occidentaux, il effectue également des démonstrations dans chacun de ces pays.
- Mas OYAMA retourne au Japon et nomme au sein de son DOJO 20 élèves au grade de ceinture noire 1ère DAN. Ce DOJO devient alors le pôle d'attraction de nombreux élèves et pratiquants étrangers.

1963:
- Nouveaux voyages de Mas OYAMA en Europe, Etats Unis et Afrique du sud.
- Début de la construction à TOKYO du centre qui deviendra le: "KYOKUSHINKAI KAN HONBU"
- Organisation aux Etats Unis du 2ème tournoi open à la cité HARTFORD dans le Connecticut.

1964:
C'est une année assez fertile en événements et tout en restant superficiel, il paraît nécessaire de donner certains détails. En effet, c'est durant cette année qu'est mis en place l'organisation KYOKYSHINKAI. E.SATO, ancien premier ministre du Japon, qui de surcroît avait reçu un prix Nobel devient KAICHO (c'est à dire président) de l'organisation KYOKUSHINKAI KAN, Mas OYAMA en devenant KANCHO (directeur).
- Le TOKYO HONBU est inauguré et officiellement ouvert.
- L'I K O (International Karate Organization) est constituée.
D'autres faits marquent également cette période, tel par exemple le refus du challenge MUAI THAI, Kick Boxing et KARATE japonais; Mas OYAMA envoie tout de même en THAILANDE 3 de ses élèves, lesquels, remportent deux combats sur 3. Mas OYAMA part alors aux U S A dans l'université d'état de Georgie à l'invitation de celle ci, afin d'y enseigner durant 1 mois. Certains manuels de KARATE ( COOK par exemple) affirment que c'est à cette époque que Mas OYAMA songe et souhaite s'affranchir des termes "KARATE japonais" et trouver un «substitut».

1965: 
- Premier entraînement d'hiver sur le mont Mitsumine.
- Publication du livre "This is KARATE" (ceci est le KARATE), ouvrage très important qui nécessite 3000 pages de notes et 20000 photos pour sa réalisation.
- S. ARNEIL (de GRANDE BRETAGNE) est le premier adepte KYOKUSHINKAI à réaliser un KUMITE (combat) contre 100 hommes.
    - Mas OYAMA fonde aux Etats Unis (à NEW YORK plus précisément) une branche KYOKUSHINKAI.

1966:
- KURASAKI est envoyé en Europe pour y enseigner le KARATE.
- "Dynamic KARATE" édition japonaise est terminée et le magazine japonais "Modern KARATE paraît pour la première fois. Ce magazine obtient un grand intérêt de la part du public.
- L'I K O (International Karate Organization) U S A et l'I K O sud américains sont fondés.
- Sean CONNERY (l'acteur jouant le rôle de James BOND 007, le fameux agent de sa gracieuse majesté) séjourne au Japon afin de suivre un enseignement de KARATE.
- Mas OYAMA réalise à son tour un KUMITE CONTRE 100 hommes.

1967:   - K. SATO est envoyé en Australie pour y enseigner.
- Le livre "Vital KARATE" est publié.
- L. HOLLANDER des Pays Bas et J. JARVIS de Nouvelle Zélande réussissent à leur tour l'exploit du KUMITE contre 100 hommes.


1968:
- Création de la fondation de l'I K O européen, dont le premier meeting se tient à Amsterdam. Seront également créés les I K O du middle East  (aux États Unis) et du sud pacifique.
- S. OGURA (élève de Mas OYAMA) part au brésil pour y enseigner.
- M. OYAMA commence un long voyage qui le mène à Hawai, aux états Unis, en Grande Bretagne, En Europe ainsi qu'en Jordanie, pays où il donne des leçons particulières au roi de ce royaume hachémite.
- Naissance de l'édition japonaise du livre "Fighting Travel Around the  World".
1969: 
- Parution des revues suivantes: "Boys KARATE". Edition japonaise de  "KARATE for the millions". "Young Mans". Edition japonaise de  "KARATE Self Défense".          
- Création des I K O d'Afrique du sud et du sud-est asiatique. 
- Mas OYAMA part enseigner en Asie du sud-est.                           
- Le premier tournoi "open" de KARATE se tient à TOKYO; durant ce tournoi sont présentées des démonstrations de "Kick Boxers", de judokas. cette manifestation où opèrent 48 compétiteurs, attire une grande audience.
1970: 
- Parution des revues "KARATE class" et "advanced KARATE".               
- 2ème meeting à LONDRES de la branche européenne KYOKUSHINKAI avec la participation de KANCHO
- KANCHO participe également au 1er meeting américain qui se tient à LOS ANGELES.                                                       
- Deuxième tournoi "open" de KARATE au Japon.                            
- SENSEI COLLINS (4ème DAN KYOKUSHINKAI) et auteur de "the KYOKUSHINKAI knockdown KARATE book" part au Japon pour y recevoir l'enseignement de KANCHO; Howard COLLINS (de GRANDE BRETAGNE), rappelons-le, y restera 2 ans.   

1971:  
- L'édition japonaise de "For people who start KARATE" est publiée.      
- L'histoire de la vie de Mas OYAMA est éditée dans un magazine destiné aux enfants,  celui-ci connaît un vif succès.                          
- Troisième tournoi "open" de KARATE au Japon.                           
- S. KANEMURA est envoyé au Japon pour enseigner.                        

1972: 
- "Fighting Spirit" édition japonaise est terminée.                      
- Quatrième tournoi "open" de KARATE au Japon.                           
- S. ISOBE part au Brésil pour y enseigner.                              
- Howard COLLINS de GRANDE BRETAGNE réalise l'exploit du KUMITE contre 100 hommes durant un combat de 3 heures 1/2 sans discontinuité; ce combat termine son séjour au Japon.                                       
                                                                               
1973: 
- KANCHO visite plusieurs branches KYOKUSHINKAI de par le monde; ce voyage jette les prémices de l'organisation du tournoi du monde devant se dérouler 2 ans plus tard.                                           
- Cinquième tournoi "open" de KARATE au Japon.                            
- M. MIURA réalise à son tour l'exploit du KUMITE contre 100 hommes.     
                                                                               
1974:   
- KANCHO effectue une démonstration devant le prince Sharam d'IRAN et nomme celui ci 2ème DAN.                                                  
- KANCHO est nommé 9ème DAN et devient ainsi le plus haut gradé de toutes les branches KYOKUSHINKAI.                                             
- Sixième tournoi "open" de KARATE au Japon.
1975: 
- KANCHO assiste à la réunion de la branche KYOKUSHINKAI d'Hawai, ceci, en corrélation avec l'organisation du tournoi mondial prévu.
- Howard COLLINS retourne au Japon afin de participer au premier championnat mondial de KO.; il est  placé 9ème (l'européen le mieux placé). En anticipant sur ce personnage on peut dire, qu'entre 1976 et 1978, il sera le champion britannique des KO, et, lors du championnat d'Europe de 1978 il sera champion poids lourd. Il arrêtera la compétition en 1979 lors du 2ème championnat du monde où il est  classé 5ème et de nouveau le meilleur européen.
- Septième tournoi "open" de KARATE au Japon.
                                                                               
1976:
 - "KARATE all round the world" (édition japonaise) est publié.           
- Le premier film tourné à l'époque du tournoi mondial est à l'affiche et obtient un succès remarquable, son titre: "The strongest KARATE".      
- KANCHO part de nouveau aux Etats Unis.                                 
- Huitième tournoi "open" de KARATE au Japon.                            
- "The way of KYOKUSHIN" (édition japonaise est éditée).                 
                                                                               
1977:
- KANCHO assiste au premier tournoi open d'Australie.                    
- M. MIZUKOSHI part enseigner au Brésil et T. NAKAMURA en Angleterre.    
- Premier tournoi KYOKUSHIN d'Hawaï durant lequel la représentation japonaise gagne 6 combats mais en perd 2.                                  
- A LONDRES 2ème tournoi au K O . (KANCHO était parmi l'assistance).
- 2ème tournoi "open" du Brésil.                                         
- Neuvième tournoi "open" de KARATE au Japon.                            
-Première publication (édition japonaise) du livre "Challenge of the limits".                                                                 
- Les revues "Power KARATE" et "KYOKUSHIN KARATE" paraissent pour la première fois.                                                             

 1978:
- Année où KANCHO part pour HONG KONG.                          
- Deuxième tournoi australien, anglais au K O, et sud africain.          
- T. AZUMA et T. SATO assistent en Europe à l'entraînement d'été.        
- Le premier tournoi européen se tient à LONDRES.                        
- Dixième tournoi "open" de KARATE au Japon.                             
- K.SANPEI et K.KAWABATA assistent au tournoi open de Malaisie; par la suite, ils resteront même dans ce pays afin d'y enseigner.                                                                                     

1979:   
- Entraînement d'hiver au mont MITSUMINE.                                - C'est l'année du 2ème tournoi mondial open de KARATE, tournoi qui sera la base d'un film.                                             
- Bien entendu onzième tournoi "open" de KARATE au Japon.        
- KANCHO voyage de nouveau aux Etats Unis.                               
- C'est également l'année où de nombreux étrangers (entendons par là des non japonais) rentrent au TOKYO HONBU.                     
- KANCHO participe à une grande démonstration qui a lieu à l'ambassade d'URSS à TOKYO.                                                 
- Trois 'seniors' HONBU tentent le "100 men kumité" mais échouent.       


Maître Oyama est devenu de son vivant une véritable légende. Il a créé un style (Kyokushin signifie "ultime vérité") ou les combats se déroulent au K.-O. La casse et l'endurance servent aux élèves à se tester et à se surpasser ; kihon et kata y sont les outils principaux permettant à chacun de progresser sur la "voie".  

 Maître Oyama nous a quitté en Avril 1994. Il est parti rejoindre au paradis les grands maîtres qui comme lui ont écrit avec leur volonté et leur sueur l'histoire du Karaté do.

Le Kyokushinkai a perdu son père, quelques esprits chagrins quittent le style pour créer leur propre école, mais il reste pour succéder à Maître Oyama son héritier testamentaire, Shokei Matsui, pressenti et nommé par écrit par Maître Oyama sur son lit de mort.
Ancien Champion du Monde (après avoir battu un certain Andy Hug), nommé directeur (Kancho) par l'organisation mondiale (I.K.O.), Maître Matsui, par ses qualités humaines et techniques, par son charisme et sa haute valeur personnelle, a déjà fait la preuve qu'il est "Le" digne successeur pour assurer la pérennité du style.  

La philosophie de Masutatsu Oyama

« Dans le karaté, ce qui compte toujours plus que les techniques ou la force, c’est l’élément spirituel qui vous laisse vous mouvoir et agir en toute liberté. Pour s’efforcer de parvenir à la bonne attitude de l’esprit, la méditation zen est fort importante. Bien que nous disions que cette méditation implique un état d’impassibilité et une absence totale de pensée, nous voulons dire par là que grâce à la méditation nous pouvons vaincre l’émotion et la pensée et donner à nos capacités innées plus libre cours que jamais.

J’ai rendu célèbre le Karaté Kyokushin, non seulement à cause de la puissance et de la rigueur de sa méthode d’entraînement, mais aussi par la façon dont il inculque la courtoisie et le respect des autres. »


Les techniques

Le système de combat du kyokushin est basé sur les styles plus traditionnels de karaté, notamment le shōtōkan et le gōjū-ryū. Il se démarque par une recherche d'efficacité au combat alliant des coups directs et lourds. La devise du kyokushin est « Un coup, une victoire ».
Les combats se mènent souvent à distance très serrée, les coups principaux sont portés à répétition en direction des jambes de l'adversaire et visent à détruire sa capacité de tenir le combat ou tout simplement de le faire tomber. En kyokushin l'on peut parer/contre-attaquer un coup de pied par un coup de poing direct.
Geri Waza : différents types de coup de pied
Par ailleurs, la sévérité des combats fait des pratiquants de ce style des karatékas très endurcis, pouvant assumer une grande charge physique dans tous les sens du terme.


   Kihon Geiko : différents types de coup de poing
Certaines techniques du kyokushin ne sont guère utilisées dans d'autres arts martiaux japonais, même si elles existent dans les katas de la plupart des styles de karaté : hiza geri (coup de genou), mae oroshi kagato geri (coup de hache), gedan mawashi geri (coup de pied rotatif bas), shutô mawashi uke (existant d'une forme différente en shotokan). Aujourd'hui, certains pratiquants de kyokushin, comme Francisco Filho ou Glaube Feitosa, apparaissent dans des combats de K-1.Il y a des coups autorisés en kyokushinkai qui ne sont pas autorisés en shotokan ou en wado ryu exemple hiza geri (coup de genou).


Les Grades


Ordre des ceintures en Kyokushinkai :

Le karaté kyokushin possède son propre système de ceintures de couleur, comparable mais non exactement similaire aux autres écoles de karaté. Dans le schéma adopté au Japon, elles se présentent dans l'ordre suivant :
  • 11e kyu - blanche ;
  • 10e kyū – rouge ou orange ;
  • 9e kyū – rouge ou orange avec une barrette ;
  • 8e kyū – bleu ;
  • 7e kyū – bleu avec une barrette ;
  • 6e kyū – jaune
  • 5e kyū – jaune avec une barrette ;
  • 4e kyū – vert ;
  • 3e kyū – vert avec une barrette ;
  • 2e kyū – marron ;
  • 1er kyū – marron ;
  • 1er dan – noire avec le nom et le prénom de la personne qui réussit son grade envoyé par le honbu dojo (quartier général) au Japon ;
  • dans suivants se rajoutent des traits couleur or.
Une fois que l'étudiant a atteint le 1er kyū, qui correspond au plus haut classement des débutants, il peut présenter le 1er dan. Pour atteindre la ceinture noire 1er dan, ou shodan, il doit maîtriser les kihon (bases), les ido geiko (mouvements de base), le goshinjitsu (self-défense), le sanbon et ippon kumite (combats), les kata et leurs bunkai (compréhension des mouvements), le tameshiwari (casse de briques et de bois) et vaincre au kumite final (combat).
Les examens dans le kyokushin sont très difficiles et à partir de 8e kyū, chaque grade contient des combats qui augmentent en nombre progressivement au grade.
Le prétendant au grade doit affronter durant ces combats des adversaires supérieurs en grade (ou de niveau égal en cas de manque) et tenir le combat de façon convaincante. Les combats en passage de ceinture sont menés comme en compétition - engagement et force au maximum.
Le kyokushin permet l'obtention d'un 1er dan après environ 5 ans de pratique.

Le dojo-kun

Le dojo-kun (道場訓, dōjō-kun) est le mantra de l'école. Sosai Oyama écrivit ces paroles, souvent récités dans les dojo qui enseignent le kyokushin.







Dojo-kun Kyokushinkaï





Hitotsu, ware ware wa, shinshin o renmashi, kak-ko fubatu no shingi o kiwameru koto.
Nous entraînons notre coeur et notre esprit afin de nous former un corps sans faiblesse.

Hitotsu, ware ware wa, bu no shinzui o kiwame, ki ni hasshi, kan ni bin naru koto. 
Nous rechercherons la signification de la voie martiale afin que nos sens soient vigilants au moment voulu.

Hitotsu, ware ware wa, shitsujitsu goken o mot-te, kok-ki no seishin o kanyo suru koto.
Nous nous efforcerons de cultiver un esprit de renoncement avec vigueur et sincérité

Hitotsu, ware ware wa, reisetsu o omonji, chyojyo o keishi, sobo no furumai o tsutsushimu koto. 
Nous observerons les régles de la courtoisie , du respect de nos supérieurs , et nous abstiendrons d'user de la violence.

Hitotsu, ware ware wa, shinbutsu o toutobi, kenjo no bitoku o wasurezaru koto.
Nous n'oublierons jamais la vertu véritables de l'humilité.

Hitotsu, ware ware wa, chisei no tairyoku to o kojo sase, koto ni nozonde ayamatarasu koto.
Nous tenterons d'atteindre la sagesse et la force ,dédaignants tout autre désir.

Hitotsu, ware ware wa, shogai no shugyo o karate no michi no tsuji, Kyokushinkai no michi o mat-to suru koto.
Toute notre vie, à travers la discipline du karaté kyokushin kai, nous chercherons à accomplir la signification de la véritable vertu de l'humilité.

 

Osu:signification


Il existe plusieurs interpretations de la signification du mot "Osu". Dans la vie courante, "Osu" peut être considéré comme la contraction de "ohayo gosaimasu" qui signifie "bonjour" ou de "onegaishimasu" qui veut dire" je vous prie". Il s'agit là d'une marque de politesse ou de salutations. Mais dans la tradition sociale japonaise, 'Osu !' a une connotation péjorative, car c'est un mot principalement utilisé au sein des milieux mafieux par les Yakuzas comme marque de respect vis à vis de leurs maîtres.
 Dans la pratique d'un Art Martial, "Osu" peut être considéré comme la contraction de "Oshi Shinobu" (Oshi" signifie "Persévérer" et "Shinobu" signifie "Endurer")
Ce salut martial est alors une marque de respect, de remerciement, d'acquiescement vis-à-vis de son partenaire. Mais c'est aussi un signe de détermination et de persévérance qui doit être présent à l'esprit du pratiquant à chaque fois qu'il prononce le mot "Osu". Sosai Oyama avait coutume de rappeler que dans cet esprit, le Kyokushinkai commence et se termine toujours par un salut.